LU: Le retour de Lorenzo Sánchez

de Sergio Kokis

Critique. Pfffff, ça m`a fatigué ce livre, dès le début.

Malgré une foison d`épithètes et de descriptions, c`est lent à décoller. Plusieurs faux-départs, on vient on y revient, on mâche et on remâche. Le spectre du bon vieux temps et de celui qui a tout vu, tout fait, tout entendu nous guette après chaque points et virgules pour finalement tourner et devenir une vie existentielle truffée de rage, frustrations, échecs et regrets.

Finalement, ça ressemble à un conte de vieux pépère pervers pour qui tout était mieux avant, sur un fond de réflexion écrit tout en italique et qui m`éneeeeerve.

Et comme si ce n`était pas assez, il représente la quintessence même du vieux macho prétentieux, pédant et pas trop ragoutant pour qui les femmes ne se réalisent qu`à travers ses yeux, les yeux de l`artiste…

Voyez: ʺElles sont séduites aussi par la transformation des surfaces et des corps en œuvre d`art par l`intervention de l`artiste. Curieusement, elles souffrent d`une sorte d`illusion, d`une confusion entre le réel et ses représentations, que j`appelle la vanité esthétique. Elles croient que le toucher de l`artiste sur leurs corps, que le regard qu`il y pose aura des effets similaire à celui de ses gestes et de ses regards devant une feuille de papier. Pendant qu`elles s`offrent ainsi à l`emprise de ce dernier, elles éprouvent l`exquise sensation d`embellir, de devenir éternelle, de jouir d`un statut privilégié dans le monde.ʺ (p205)

Ouch! Faut pas avoir de problèmes avec son égo pour affirmer cela, de penser qu`il les élève et que ʺc`est une simple constatation de fait, sans aucun jugement moralʺ (p210) alors qu`elles sont tout simplement confrontées à un vieux dégeu qui pue la cigarette et qui ne veut que les sauter – bon, pour les peindre aussi mais sous sa plume, cela devient un gribouillis dilué.

C`est finalement une énumération de faux scrupules moraux et un vieux frustré qui crache sur les matérialistes-impérialistes qui `osent` acheter ses œuvres, donc les profanent. Cependant, il n`hésite pas à encaisser successivement une pension à vie, un gros chèque et un héritage, tout en se gavant des meilleurs mets et boissons, le tout couronné par un cohiba.

2 étoiles très généreuses grâce aux dernières pages qui rachètent un peu ce déferlement de masturbation nombriliste de neurones. Grand merci au frérot, un autre sur lequel il n`a pas hésité à cracher généreusement!

Bref pénible.

Kokis

Oeuvre de Sergio Kokis – Le couple et la mort

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