El gato se escapo!

15-16-17 juillet. Buenos Aires-Paris-Luanda

 
Queridos amigos y amigas, lo siento de seguir escribiendo en francés. Yo se, no esta justo pero a esta altura me costaría demasiado hacerlo en los 2 idiomas porque estoy bastante cansada y ocupada. Pero les prometo que habrá historias para ustedes también.
 
Para resumir digamos que la salida del país y la llegada acá han sido dignas de los 2 últimos meses de quilombos, con mil imprevistos y no de los mejores. Nada malo en si mismo, solo detalles frustrantes ad nausea.
 
Todo bien ahora, hasta al menos viernes cuando tendré que buscar otro alojamiento (siguen las incertidumbres).
 
Buenos Aires. Juan Jose et Paola sont arrivés à l’heure pour aller à l’aéroport. Bonne surprise, presque trop bonne dans cette série de faux départs. La rue Defensa étant piétionnière le dimanche, on a du marcher 3 rues avec les valises.
 
À l’enregistrement, j’ai ma place pour Paris mais toujours pas de confirmation pour Luanda. On prend un dernier café et quelques auto photos rigolotes et hop! je passe de l’autre cote. Je voulais en profiter pour téléphoner à mon Lion et entendre sa voix une dernière fois. 

Mais non, une file interminable pour l’immigration et encore plus longue pour la douane. J’arrive de l’autre cote à la dernière minute et j’essaie de téléphoner. Pas moyen de joindre le numéro. Avez-vous remarqué que rien n’est plus compliqué au monde que de faire des appels interurbains ou en dehors de la ville, surtout si ce sont des cellulaires? Donc râpé, je dois monter dans l’avion 

À bord, ceinture bouclée, Check! Premier verre de champagne bu, Check! Et on attend pour partir. Et on attend pour partir. Et on attend pour partir… Booooon! Quoi encore? « Ici le commandant… » Oupla! Pas bon signe ça car on n’a même pas encore décollé…  

Petit retard car un minou s’est échappé de sa cage dans la soute à bagages et s’est réfugié dans un petit coin inaccessible. Faut le trouver et on doit rester à bord… Ah! Misère. « Petit » retard de 3 heures car ils ont du défaire une partie de la soute pour trouver le chat et ensuite vérifier qu’il n’avait pas endommagé le câblage. Le pauvre minou devait être terrorisé et tout le monde à bord était enragé.  

Pendant ce temps, l’Argentine s’est arrangée pour perdre la Copa America 3-0 contre le Brésil alors que c’était l’équipe favorite. Cette histoire de chat dans la soute ne faisait sûrement pas partie de la « cabala » argentine. Que s’est-il passe alors?  

Paris. Vol de 13h +3h de retard, ça fait long! Je dois sortir mes bagages et commencer le parcours de l’itinérante dans l’aéroport dans l’espoir d’avoir un billet pour le prochain vol dans 8 heures. Donc agence AF qui ne peut rien et me dit de me présenter 3 heures avant le vol pour être enregistrée sans garantie de monter (je ne saurai qu’une heure avant le décollage), service à la clientèle pour m’accommoder pour une chambre et douche car je ne pue pas encore mais pas loin (désolé madame, on ne peut pas, même avec un billet de 9400$us !), information touristique pour des hôtels offrant ce service, ça oui ça marche!  

Quand tu « craches le cash!!!! » on trouve toujours. J’ai le choix entre Ibis à 10$/heure et d’autres plus proches du terminal à 130$/heure. Ibis alors. Je dois prendre le train et pour descendre, pas de chariot admis. Résumons: 3 valises, 2 mains et tout le monde qui regarde en passant rapidement. En espérant ne pas me faire voler une valise pendant que je descend les autres ou monte dans le train, je réussis l’exploit en jurant et en transpirant. Et de remonter tout ça une fois rendue.  

C’est bon une douche, des vêtements propres et de s’étendre un peu après ces efforts. 19h30, je dois repartir en charriant mes maudites valises encore une fois. Au comptoir AF, de nouveau le regard de surprise devant mon billet qui semble mal fait pour tout le monde. Mais l’agente a tout fait pour que je sois enregistrée et je me retrouve donc avec une carte d’embarquement en classe économique, siège du milieu, mon rêve!!! Manque plus que le bébé qui pleurera toute la nuit à coté de moi. On me donne quand même accès au Salon AF, ce qui me permet de boire quelques coupes de champagne, de profiter de leurs murs couverts de journaux et revues et d’avoir accès à Internet. 

Au moment de monter à bord, j’apprends que j’ai été changée 2 fois de siège et je me retrouve finalement en classe affaires, là où je devais être au départ. Ceinture bouclée, Check! Premier verre de champagne bu, Check! Et je jette un coup d’œil autours… À part moi, que des hommes. Tiens, tiens. Que des employés de cies pétrolières qui sont toutes présentes en Angola. Vivement qu’on sorte ce pétrole du pays, que les devises passent directement dans la poche de privilégiés, alors qu’il n’y a même pas d’eau potable partout. Mais ça c’est une autre histoire, non? Une de ces histoires illogiques que l’on ne comprend pas avec notre esprit « occidental » ou « humaniste », parait-il. 

Vol de nuit sans histoires et court, 7 heures. À l’arrivée, longues files et un total d’environ 15 femmes sur tout le vol. Une fois dehors, ma crainte sourde que j’ai essayé de taire en me répétant « sois confiante, reste calme, tout va s’arranger » se transforme en constat : personne n’est venu me chercher. Je n’ai pas d’argent du pays, je ne sais pas où aller, je suis crevée, je n’ai pas de téléphone, je suis tout de suite repérée car on s’approche de moi pour « m’aider » et tout ce que j’ai c’est le numéro de l’administrateur. Une bonne âme me prête son téléphone. Boite vocale. Bon j’espère que le système fonctionne et qu’il pourra prendre le message. En attendant, je vois l’aéroport se vider, tout le monde ayant eu quelqu’un venu les accueillir.

Passé 8 heures, pas 1 mais 2 chauffeurs arrivent. Ils me demandent où je vais. Je le sais-tu moi ou je vais? Pas de réservation non plus ni de plan? NON!!! Alors pas de problèmes, on me dépose tout simplement au bureau avec mes valises et plutôt fripée de mon voyage, si vous voulez savoir.  

J’aurais voulu que cette première visite aux gens et à mon poste de travail soit faite dans d’autres circonstances, moins fatiguée et rafraîchie, mais bon. C’est avec les 2 yeux dans le même trou que j’ai rencontre mes collègues. Quelques heures plus tard, on m’a amenée à la maison d’un de mes collègues chez qui je peux loger jusqu’à vendredi.

Le chauffeur me dépose et je me retrouve enfin toute seule. Douche et dodo, mon rêve. Et là, portes bloquées, je ne peux accéder à la douche et je dois utiliser les toilettes des gardiens dans la cour. Je réussis à me reposer quand même un peu et le soir, mon collègue m’indique qu’il faut bien « bousculer » la porte pour l’ouvrir. Bousculer, bousculer, c’est presque à coup d’épaule qu’il faut l’ouvrir. Mais au moins, j’ai enfin tout ce qu’il faut pour faire face aux 3 prochains jours après lesquels je ne sais où j’irai.

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